Photo Antoinette Fouque, cofondatrice du MLF, est morte - 21 février 2014 - L'Obs

Antoinette Fouque, cofondatrice du MLF, est morte - 21 février 2014 - L'Obs

Communication politique

Commandeur de la Légion d'honneur et Chevalier des Arts et lettres, cette grande dame meurt en février 2014. A l'ONU mais aussi sur toute la planète, Antoinette Fouque (nouvelobs) prend la défense de la cause des femmes. Lors d'une manifestation parisienne du MLF, elle clame : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ». Antoinette Fouque s’engage notamment avec Aung San Suu Kyi face à au régime militaire birman.

Une société d'édition pour les ouvrages des femmes

Grâce à sa maison d'édition, Antoinette Fouque met au premier plan la création féminine. Les ouvrages rédigés par des femmes sont proposés dans sa première boutique à Saint-Germain-des-Prés. Antoinette Fouque constate à quel point les femmes n'occupent que peu de place dans le secteur du livre en côtoyant les cercles intellectuels.

L'égalité est au coeur du mouvement AFD (Alliance des Femmes pour la Démocratie). Antoinette Fouque fait campagne sur la liste des radicaux de gauche au scrutin européen de 1994, elle siège à Strasbourg durant 5 années. Elle lance l’Alliance des Femmes pour la Démocratie à l'occasion du bicentenaire de la déclaration des droits de l’homme, en 1989. Plus que jamais active, l’Alliance des Femmes pour la Démocratie fondée par Antoinette Fouque se positionne à gauche.

Antoinette Fouque, de l'éducation à la psychanalyse

Antoinette Fouque rencontre Jacques Lacan dans les années soixante. En 1972, Antoinette Fouque participe à des débats au sujet de la sexualité de la femme avec Luce Irigaray, psychanaliste féministe. Le groupe baptisé Psychanalyse et Politique, à l’origine du mouvement MLF, a été créé par cette femme.

Antoinette Fouque étudie en premier lieu dans sa région d'origine puis gagne Paris. La Marseillaise se marie quand elle est étudiante. Elle passe une enfance paisible à Marseille. Cette grande militante est née à Marseille. Le père d’Antoinette Fouque est un syndicaliste actif.